François Coquatrix - Concessionnaire LIPPI à Lyon

François Coquatrix (Lippi Lyon) :
« L’état d’esprit de l’entreprise industrielle m’a plu, et notamment l’investissement de chacun de ses collaborateurs »

Après une longue carrière dans les secteurs des assurances et du transport, François Coquatrix s’est reconverti dans l’aménagement extérieur, dans lequel son frère aîné était déjà consultant. Il a ouvert, à 54 ans, une concession Lippi à Décines-Charpieu près de Lyon en février 2017.

Cet ancien pilote-camion sur le Paris-Dakar durant 11 éditions s’est engagé dans l’aventure Lippi pour l’état d’esprit de l’entreprise industrielle et l’entraide au sein d’un réseau d’indépendants.

Portrait d’une personnalité autonome, qui aime le mouvement et la prise de responsabilités face aux aléas.

Autonomie et prise de responsabilités dès le premier métier

À l’origine, François Coquatrix se destinait à une carrière dans les assurances.

« Mon père, directeur commercial dans le textile avait racheté un portefeuille d’assurances, un domaine dans lequel je m’étais formé à l’école Polytechnique d’Assurances. J’ai exercé le métier d’assureur durant six ans à la sortie de mes études, dans un cabinet situé à la Croix-Rousse de Lyon.

Cette activité correspondait à mon tempérament, par son autonomie et la prise de responsabilités. Mais elle allait changer de sens, d’après mon patron, en passant d’un pouvoir de mandataire, représentant de la compagnie, à un rôle de courtier, vendant seulement des produits et ne s’occupant plus de leur service après-vente. Ce qui n’était plus cohérent pour moi », souligne François Coquatrix.

Gestion d’un parc de 450 véhicules

En septembre 1989, il change de région et d’activité.

« Un transporteur, dont l’un de mes frères était client, cherchait à créer une agence à Nevers, ville où je ne connaissais personne. Je me suis adapté à ce métier exigeant, imposant des contraintes draconiennes dans l’organisation et intéressant par son absence de routine. Chaque jour avait son aléa.

J’ai développé l’agence jusqu’à manager une quinzaine de chauffeurs, avant de revenir sur Roanne en 1996, où je possède toutes mes attaches familiales, pour devenir responsable de parc matériel, toujours pour le même patron. Je gérais alors 450 véhicules, de l’entretien en atelier jusqu’aux cas de litiges, grâce à ma formation en assurances. J’étais régulièrement réveillé la nuit pour décanter des problèmes en me rendant sur place, parfois à 200 kilomètres de mon domicile… », explique François Coquatrix.

Pilote de camion sur le Paris-Dakar durant 11 ans

Parallèlement, François Coquatrix se passionne pour le rallye raid.

« J’ai couru 11 Paris-Dakar, le premier en voiture en 1991 et tous les suivants en camion. Cette course, c’est un rouleau-compresseur : au volant, on se demande ce que l’on est venu faire dans cette galère… mais l’année suivante, on est heureux de retourner dans le désert.

C’est un marathon où l’on peut parcourir 3000 kilomètres en 3 jours et rester 72 heures sans dormir. Une année, après la casse du châssis de notre 4×4 et une réparation de fortune, j’ai même dû, sans autre solution, me laver de la poussière et du cambouis dans l’eau des bacs à vaisselle, à 3 heures du matin… Au-delà de nous permettre de se surpasser, ce rallye restait une grande leçon d’humilité, à travers la misère que l’on observait en Afrique », indique François Coquatrix.

Entreprendre dans l’aménagement extérieur

En 2014, François Coquatrix négocie son départ de l’entreprise de transports.

« Mon patron souhaitait me conserver, mais mon métier était devenu trop éprouvant à la longue. Je me suis d’abord investi dans la reprise de l’entreprise de fabrication de mobilier de jardin en céramique et mosaïque du grand-père de mon épouse, en compagnie de son frère. Mais mon divorce a malheureusement mis fin à ce projet.

Par le biais de mon frère Pierre, je suis resté dans le secteur de l’aménagement extérieur. Mon aîné travaille dans la clôture depuis 25 ans. Il y a une dizaine d’années, il est devenu consultant à son compte pour des paysagistes, en s’occupant pour eux de chantiers, de la fourniture du matériel au management des équipes de pose. Il venait de rencontrer Julien Lippi sur un salon… », se souvient François Coquatrix.

État d’esprit, entraide et soutien

En février 2017, François Coquatrix crée l’entreprise France Clôture Conseil et ouvre son point de vente Lippi à Décines-Charpieu (près de Lyon).

« Dans l’offre Lippi, c’est d’abord l’état d’esprit de l’entreprise industrielle qui m’a plu, et notamment l’investissement de chacun de ses collaborateurs. Ensuite, j’ai été attiré par l’entraide au sein d’un réseau : bénéficier de conseils d’autres chefs d’entreprise exerçant exactement la même activité que moi et qui disposent d’une expertise et d’une expérience que je ne possède pas, notamment sur la technicité de pose ou la relation commerciale. Enfin, j’ai le soutien de mon frère à travers des commandes pour des paysagistes, tout en pouvant parallèlement développer mon affaire sur d’autres clientèles, comme celle des particuliers.

Pour la toucher, nous nous démarquons des commerciaux itinérants par un show-room, qui permet aux clients de mieux cerner leur besoin et leurs envies en étant en contact direct avec les produits que l’on peut installer chez eux. Ce qui est aujourd’hui fondamental quand on investit plusieurs milliers d’euros dans un projet personnel… », précise François Coquatrix.

Accueil de tous les concessionnaires du réseau en mars dernier

Après une première année d’activité, François Coquatrix a accueilli ses pairs durant deux jours, lors d’une réunion trimestrielle entre les concessionnaires Lippi et l’équipe dédiée à l’accompagnement du réseau.

« Cette commission Produits a permis aux concessionnaires, grâce à notre contact direct avec la clientèle finale, de proposer des améliorations, des évolutions techniques, y compris sur la gamme Z pourtant bien peaufinée, avec une réelle écoute de la part de Lippi. Il faut que par leur adaptabilité à tous les cas de figure, par exemple en termes de taille de lames, nos produits deviennent des repères majeurs pour les particuliers dès qu’ils songent à l’aménagement extérieur de leurs maisons.

Ces doubles journées d’échange sont encourageantes. C’est d’autant plus nécessaire au démarrage d’une activité, dans un métier nouveau pour moi et dans une zone géographique où la marque Lippi n’est pas connue. Le combat reste de se faire connaître de sa clientèle et de la prospecter efficacement, d’où mon investissement important dans la communication locale.

C’est aussi nécessaire d’avoir le soutien de l’équipe dédiée à l’accompagnement des concessionnaires sur nos points de difficulté personnels, et l’évolution progressive des services de Lippi envers ses partenaires, comme l’apport d’un contrat-cadre pour la distribution de flyers en gros volume. Dans le développement commercial, il faut se concentrer sur la satisfaction du client, afin de générer le bouche à oreille – la première des publicités – et de capitaliser petit à petit pour sa propre concession », conclut François Coquatrix.