Frederic Rouvin - Concessionnaire LIPPI à Nîmes

Frédéric Rouvin (Lippi Nîmes) :
« L’expérience Lippi m’aide à capitaliser sur le renouveau de mon territoire »

Chef d’entreprise dès l’âge de 20 ans, attaché à son terroir, Frédéric Rouvin a d’abord rejoint Lippi en tant que partenaire dès 2004, avant de devenir concessionnaire du réseau 12 ans plus tard, en partageant la philosophie des dirigeants de l’entreprise industrielle et en étant convaincu par la pertinence du challenge.

Aujourd’hui, à 38 ans, il est devenu un acteur majeur de son territoire. Tout en réalisant la moitié de son chiffre d’affaires sur le marché de l’aménagement extérieur, il a continué de diversifier ses activités, en pérennisant notamment des services de proximité.

Portrait d’un infatigable et inaliénable « terrien », multi-entrepreneur.

Le regard bienveillant du « Professeur »

Durant son BTS technico-commercial, Frédéric Rouvin commence à s’occuper de l’entreprise de son père René, Vignobles Palissage, créée l’année de sa naissance, en 1980.

« Vignobles Palissage a été lancée au début de la mécanisation du vignoble. Le palissage est une technique pour maintenir le pied de vigne afin d’en faciliter le développement et la vendange mécanique.

N’ayant pas trouvé de repreneur, mon père, qu’on appelait « Le professeur » en raison de son caractère bien trempé, m’a transmis son entreprise. Il m’a vraiment laissé les clés de la boutique avec un regard bienveillant, en restant à ma disposition en cas de problème.

Avec quelques notions de gestion, de comptabilité et de droit enseignées durant mon BTS, ce n’était pas simple de diriger une entreprise, en particulier de manager des personnes plus âgées que soi. Très rapidement, mon côté aventurier, ma curiosité et mon énergie m’ont amené à faire de bonnes rencontres », souligne Frédéric Rouvin, concessionnaire Lippi à Beauvoisin (VP).

Le choix du Made in France, avec un gage de sérieux et de qualité

En 2004, Frédéric Rouvin devient partenaire distributeur de Lippi

« Je voulais diversifier l’activité de la société, à travers le métier de la clôture, proche de celui du palissage de vignes en termes de tréfilerie industrielle.

Consciemment ou non, étant notamment très attaché à ma région et à son terroir, je cherchais des produits Made in France. Lippi disposait déjà d’un réseau de partenaires et d’une plate-forme logistique à trois-quarts d’heures de notre lieu d’implantation, Beauvoisin. Leurs produits étaient gages de qualité et de sérieux.

J’ai fini par rencontrer Bernard et Jacques Lippi, ce dernier étant le père des actuels dirigeants de l’entreprise industrielle. J’observais l’essor du réseau Lippi avec attention. Quand j’ai signé mon contrat de concessionnaire, j’étais seulement de passage à Mouthiers-sur-Boëme en allant acheter une machine à vendanger à Cognac… C’est une longue discussion en tête à tête avec Frédéric Lippi qui a été déterminante, un échange qui valait bien plus que n’importe quelle promesse écrite.

Nous avons alors partagé une philosophie commune qui nous était chère, fondée sur la bienveillance, la prise en considération de la performance humaine avant la performance économique et l’apport mutuel par la critique positive pour se grandir à chaque expérience. Frédéric Lippi m’a convaincu de participer à ce challenge nouveau, consistant à structurer le métier de l’aménagement extérieur. Ce qui nous a aussi rapprochés, c’est d’avoir vécu, toute proportion gardée, la même histoire de transmission familiale.

Aujourd’hui, un peu plus de la moitié de notre chiffre d’affaires est constitué par le marché de la clôture », indique Frédéric Rouvin.

Porte d’entrée pour les besoins des clients

Frédéric Rouvin poursuit la diversification de son activité en lien avec son territoire, avec des services de proximité. Il développe ainsi une communauté de clients, intéressés par plusieurs de ses prestations, avec lesquels il instaure une relation fondée sur la confiance.

« À ce moment-là, de plus en plus de commerces fermaient à Beauvoisin. Avec l’arrêt de la station-service, la distribution de propane et de butane n’était plus assurée, ce qui était notamment problématique pour les personnes âgées. J’ai repris ce service de proximité, ainsi que la vente de produits destinés à la nutrition animale. Nous avions jusque-là une activité en B to B, et j’avais envie depuis quelque temps de toucher en direct la clientèle des particuliers. Notre magasinier, employé historique de l’entreprise, se demandait déjà où l’on allait s’arrêter dans ce développement de l’entreprise !

Étant situés à côté de la Camargue, nous avons ensuite proposé des produits associés au gaz à la démoustication privative ou collective dans notre magasin-dépôt, dont la surface atteint aujourd’hui 350 mètres carrés, dont une centaine sont consacrés à la vente. Si ce marché reste saisonnier, il nous a permis de nous faire connaître auprès des campings et des sites industriels. Nous bénéficions aujourd’hui de clients communs à plusieurs de nos activités. Nous sommes même progressivement devenus une porte d’entrée pour les besoins de nos clients, afin de leur proposer des solutions à leurs problématiques locales.

C’est ainsi que nous avons ouvert l’an dernier une droguerie moderne Premium, prise en charge par mon épouse qui a souhaité rejoindre notre aventure professionnelle humaine. Avec le corner Lippi intégré à ce magasin, nous souhaitons générer un trafic qualifié, car un consommateur d’aménagement extérieur peut aussi être un chef d’entreprise, un directeur d’industrie intéressé par nos autres prestations. En créant une relation durable avec notre clientèle, celle-ci ne recherche plus à travers notre entreprise un prix mais l’assurance d’une qualité dans le service », précise Frédéric Rouvin.

S’appuyer sur le vrai potentiel de développement d’un grand village

Développeur de son affaire, Frédéric Rouvin n’en demeure pas un véritable acteur économique local.

« Depuis que j’ai repris l’entreprise en 2000, Beauvoisin a doublé de population. Ce grand village est situé à équidistance de Nîmes et Montpellier, à une heure de Marseille, avec une pression nettement moindre sur les prix de l’immobilier et une position sur un grand plateau dominant la préservant des risques d’inondations. Il dispose d’un vrai potentiel de développement, que nous cherchons à faire connaître à travers l’association locale des commerçants, dont je suis le président.

Dans cette volonté de valoriser mon territoire et de tisser des liens avec mon environnement économique, je suis aussi devenu administrateur au syndicat des vignerons des Costières de Nîmes et suis entré au club des entrepreneurs du Pays Vidourle Camargue. Avec mes trois frères, je détiens à parts égales le domaine viticole familial, Le Haut Moulin d’Éole. Je ne peux consacrer tout le temps que je souhaite à chacune de ces activités, mais elles me permettent de mieux comprendre mon territoire et d’aider à l’affirmation de son potentiel », explique Frédéric Rouvin.

Structuration de tous les métiers de VP autour de l’offre Lippi

En juillet 2016, après 12 années de partenariat commercial avec Lippi, Frédéric Rouvin devient concessionnaire de l’enseigne.

« Nous nous sommes alors ancrés comme spécialiste de l’aménagement extérieur, en structurant nos autres métiers autour de cette offre. Nos campagnes de communication locales nous permettent de développer la clientèle des particuliers.

Je me charge de la prospection commerciale et du suivi des commandes de chantiers, tandis que ma nièce Charlotte réalise la partie des chiffrages, grâce à une formation donnée par Lippi. Je délègue la pose des clôtures à des entrepreneurs autonomes, spécialisés par type de chantiers et responsabilisés par une relation commerciale. Ce qui ne nous empêche pas d’entretenir des liens conviviaux de façon informelle !

Nous bénéficions grâce à Lippi d’accords-cadres avec un grand donneur d’ordres pour des chantiers attribués au niveau régional ou national. Ces chantiers nous ont permis de pratiquer des interventions locales pour ce même client, à travers la relation de confiance que nous avons créée et leur besoin de réactivité », affirme Frédéric Rouvin.

Se remettre en question pour perpétuer une entreprise familiale

Représentant des concessionnaires du réseau Lippi, Frédéric Rouvin s’attache à tenir ce rôle avec impartialité.

« Les concessionnaires sont vraiment associés à l’évolution de l’offre Lippi à travers des rencontres ou des visioconférences régulières. Ces échanges permanents permettent d’établir la faisabilité des propositions de chacun, entre les tendances observées sur le terrain et les contraintes de l’industriel. On se parle franchement, entre des concessionnaires choisis pour leur état d’esprit et une équipe d’animation du réseau défendant tout autant la marque que nos positions de chef d’entreprise. Cela permet au réseau de se construire sur des bases solides.

J’ai eu l’honneur d’être désigné représentant des concessionnaires par mes pairs, et je tiens ce rôle avec impartialité. Lippi, comme chacun d’entre nous, a des droits et des devoirs vis-à-vis du réseau. Julien et Frédéric, la troisième génération de dirigeants Lippi, ont toujours su se remettre en question. Même si leur entreprise était le deuxième fabricant sur son secteur, ils se sont mis à nu. Ils sont notamment passés de la clôture à l’aménagement extérieur, ont engagé une designer, se sont recentrés sur le « Made in France » sans attendre que cela devienne une cause nationale, ont renouvelé leurs gammes et créé les produits de demain… Bref, ils ont pris des décisions perturbantes, et donc des risques, pour perpétuer l’histoire de leur industrie familiale », relève Frédéric Rouvin.

Transmettre de bonnes valeurs

Quand il regarde son parcours de chef d’entreprise, Frédéric Rouvin reste lucide.

« Pour ma part, j’ai parfois eu le sentiment d’être trop prudent dans mon développement, de ne pas avoir assez osé, d’avoir trop réfléchi. Ce n’était pas évident de reprendre une entreprise familiale, avec tout ce poids initial sur ses épaules, le manque d’expérience du milieu professionnel au préalable et une période très délicate à traverser à la fin de la précédente décennie.

Aujourd’hui, je ne me repose plus seulement sur mon intuition. Je me suis entouré de 5 collaborateurs de confiance, recrutés dans mon entourage proche : mon épouse Danie, ma nièce Charlotte, un voisin de la concession, Fred Merle, un salarié présent depuis 25 ans chez VP, ainsi que son fils. Je peux aussi m’appuyer sur des spécialistes tels qu’un conseiller en stratégie digitale, un expert-comptable et un ami d’enfance qui a créé sa boîte de communication. Il faut aimer s’ouvrir aux autres et ne pas croire qu’on détient toutes les vérités.

Dans l’entreprise, j’ai un rôle de chef d’orchestre, mais chacun de mes collaborateurs apporte sa contribution à la réussite de VP. Chacun d’entre eux doit pouvoir exprimer sa personnalité dans le travail, afin de sublimer son talent. J’essaie de faire grandir l’esprit d’équipe, et même de l’étendre à nos prestataires en pose de clôtures, dont certains se montrent aussi investis que nous auprès des clients. C’est pourquoi je fais accompagner ma TPE par un coach, ancien rugbyman, qui a dirigé durant 20 ans des grandes surfaces dans l’alimentaire. L’objectif est de concourir au bien-être de tous les collaborateurs au sein de l’entreprise en travaillant mieux ensemble.

J’étais plutôt destiné à quitter Beauvoisin. L’expérience Lippi, entre autres, a participé à mon ouverture d’esprit, à ma propre évolution à travers le commerce, à transmettre de bonnes valeurs à mon entourage personnel comme à mon environnement économique. Elle m’aide notamment à capitaliser sur le renouveau de mon territoire, en développant l’esprit d’authenticité qui caractérise mon terroir. Je reste un inaliénable terrien ! », conclut Frédéric Rouvin.